Briana se raidit en entendant la sonnerie du portable de son mari. Il avait sonné presque sans arrêt et avec obstination, ce qui la rendait furieuse. Nikolas avait refusé de l'éteindre.
Nikolas ( Moqueur ) : Les hommes puissants doivent rester en contact avec leurs serviteurs.
Briana ( Déçue ) : Tu as sans doute raison.
Mais elle s'était détendue quand Nikolas captura ses lèvres et lui donna un baiser à vous couper le souffle. Cependant, en y réfléchissant bien, ses absences étaient de plus en plus régulières et cela rendait Briana de plus en plus triste. Elle demeurait chez eux, avec pour seule compagnie sa belle mère, Katarina. Celle-ci ne cessa de faire des allusions sournoises et les doutes de Briana se renforçaient douloureusement.
Katarina : Tous les Grecs ont des maîtresses. Mon fils n'est pas différent des autres ...
Briana ( S'étranglant ) : Une maîtresse ?
Cela expliquerait le fait que Nikolas faisait moins attention à elle ces derniers temps. Pourtant lorsqu'il lui avait murmuré un magnifique « Je t'aime » dans l'arène, tout ses doutes s'étaient envolés. Jusqu'à ce que son portable sonne de nouveau ...
Se rappelant combien cet événement l'avait blessée, Briana se recroquevilla sur la banquette du bateau. Elle regarda son mari, serrant le détestable mobile contre son oreille. Etudiant sa silhouette, elle le vit se détendre et parlait au téléphone presque avec tendresse. Un sentiment de crainte étreignit la jeune femme. Katarina avait-elle raison ? Difficile de le croire : Nikolas lui manifestait sans cesse de la tendresse. Mais soudain, elle entendit Nikolas rire. Un violent accès de jalousie la traversa. Nikolas semblait murmurer des mots affectueux à son maudit portable ! Elle se leva prestement et partit entourer la taille de son mari. Nikolas sursauta et coupa la communication.
Nikolas : Adio.
Sous la main de Briana, le c½ur de Nikolas battait très vite. Etait-ce de la crainte ? pensa-t-elle alarmée . Il se retourna alors et la prit dans ses bras avant de l'embrasser langoureusement.
Briana ( Soucieuse ) : Qui était-ce ?
Nikolas ( Evasif ) : Une relation ...
Briana ( Insistant légèrement ) : Est-ce que je la connais ?
Nikolas : Non, oublie ça ma chérie et concentrons nous sur nous d'accord ?
A peine eut-il prononcé ces mots qu'il embrassa amoureusement sa femme. Il laissa ses mains s'aventurer sur son corps et fit l'amour passionnément à sa femme ...
Le soir même, Briana et Nikolas prenaient le café avec Katarina.
Briana : Vous avez manqué un magnifique couché de soleil, Katarina.
Katarina : Peut-être. Vous partez toujours faire les boutiques demain ?
Nikolas : Ah justement ...
Vu la tête qu'il affichait, il allait sûrement annuler.
Briana ( Protestant ) : Encore tes affaires !
Nikolas ( Mal à l'aise ) : Je suis désolé chérie, je ne peux vraiment pas annuler ce rendez-vous, mais je me rattraperais, promis ...
Briana ( Le coupant ) : Je ne suis plus une petite fille à qui l'ont fait des promesses pour la consoler.
Nikolas : Je sais. Je dois passer quelques coups de fils. Je reviens.
Briana ( Marmonnant, furieuse ) : A tes chers serviteurs !
Nikolas se dirigea vers la maison et se stoppa. Il était impatient d'appeler Eliana pour s'assurer que ces contractions n'étaient qu'une fausse alerte. Il n'était pas d'humeur à subir les reproches de Briana.
Nikolas ( Agacé ) : Souviens toi que c'est mon travail acharné qui t'apporte ton confort.
Sous l'insulte, Briana se raidit et ne dit plus un mot.
Katarina ( L'air faussement inquiet ) : Oh ma chère ! Votre première dispute ! Nikolas n'aime pas qu'une femme le contredise.
Briana : Il sait parfaitement comment je fonctionne Katarina. Et il m'a épousé en connaissance de cause, alors je vous en prie, épargnez moi vos sarcasmes !
Katarina : Alors ne t'étonne pas qu'il se tourne vers quelqu'un de plus docile. Je suis prête à parier qu'il est au téléphone avec elle en ce moment.
Briana ( Piquée au vif ) : Nikolas ne me ferait jamais ça !
Katarina : C'est ce que tu crois. J'ai même l'adresse de cette personne. Elle s'appelle Eliana. Ainsi tu verras par toi-même.
Un grand froid envahi Briana. Mais il fallait qu'elle en ait le c½ur net. Le lendemain, Katarina emmena Briana dans un petit village. Elles étaient arrivées à temps pour voir Nikolas escorter sa maîtresse enceinte ! Durant un moment, Briana fut incapable de respirer.
Katarina : Tu me croies maintenant ? Retourne vers ceux qui t'aiment.
En rentrant, Briana rédigea un cours message : Quand il n'y a pas d'amour dans un mariage, c'est une erreur de vouloir le prolonger.
Elle fit ses valises et quitta le domicile conjugal, le c½ur brisé.